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Les parcours de découverte, « deux visites en une »



La visite « immersion » : film d’introduction et parcours filoguidé en véhicules dans le fort (entrée des munitions) ; le parcours spectacle.

La visite en français, allemand ou anglais débute par la projection d'un film couvrant la période de 1918 à 1940. Présenté sur écran géant dans une salle de projection construite à l'extérieur de l'ouvrage, ce film d'archives d'une quinzaine de minutes a été réalisé par Gabriel Lebomin en collaboration avec l'Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPA-D). Il constitue un préambule indispensable pour qui veut se remémorer et comprendre l’ensemble des événements qui ont conduit à la naissance de cette ligne de fortifications.

A la sortie de la projection, les visiteurs prennent place dans un véhicule automatisé et sonorisé, le Ride. A son bord, ils sont guidés en français par les voix de Roger Carel (le narrateur) et de Bruno Putzulu qui incarne un soldat imaginaire de 1940 dont le récit s'inspire de témoignages d’anciens combattants des troupes de forteresses. Le véhicule plonge au coeur de l'ouvrage, à trente mètres sous terre, pour un voyage d'une demi-heure.
L'entrée des munitions, défendue par un canon antichar, des mitrailleuses et des fusils mitrailleurs, s'ouvre pour permettre une lente avancée jusqu'à la gare d'échange. L'architecture militaire, la puissance de feu du Fort, son équipement révolutionnaire et la vie quotidienne de ses hommes sont présentées de façon dynamique grâce aux dernières techniques muséographiques.

La seconde partie du circuit entraîne le visiteur au 10 mai 1940 pour lui faire revivre les cinquante derniers jours de combats du SIMSERHOF. Grâce à une scénographie inédite mêlant effets spéciaux, flashs historiques et chocs des images et des sons.

Le parcours en « rides »a été partiellement rénové en 2005 pour tenir compte des remarques constructives du public formulées depuis la réouverture du site.

La première partie de ce voyage en 1940 est inchangée depuis 2002.

La seconde partie du circuit a vu sa scénographie renouvelée au profit de nouveaux effets spéciaux sonorisés et de multiples projections vidéo qui font naître l’émotion au cœur du spectacle.

La fin du circuit explore la chaîne des événements de 1940 à 1945 et conclut l’heure de visite par une réflexion sur la construction européenne, seule garante aujourd’hui d’une paix durable sur notre vieux continent.


La visite « émotion » : le parcours pédestre et guidé des espaces du casernement et de l’usine électrique.

Depuis le bâtiment d’accueil  , chaque visiteur gagne à pied l’entrée des hommes par un chemin jalonné de panneaux présentant successivement, l’armement, le chantier etc…

Ce cheminement aboutit à une plate forme de regroupement ou le guide accueille les visiteurs et constitue les groupes, en s’assurant que toutes les conditions matérielles et physiques sont réunies pour garantir un confort de visite optimale.

Simultanément, 36 personnes (soit 2 groupes de 18 visiteurs décalés d’un quart d’heure) peuvent être accueillies à l’intérieur de cette partie de l’ouvrage, à raison d’1h30 de visite en français, allemand ou anglais.
Grâce à ces aménagements le public s’approprie l’ouvrage dans sa dimension monumentale, en associant à la visite du « ride », la découverte des lieux de vie de l’équipage.

La visite commence par la présentation de la chambre de tir de l’entrée des hommes qui possède tout son armement d’origine, restauré et remonté à l’identique.

A la suite de cette entrée en matière, chaque groupe gagne les profondeurs de l’ouvrage en empruntant le monte charge  restauré et mis aux normes, ou les 150 marches de la cage d’escalier.

Accompagnés de leur guide, les visiteurs se laissent surprendre par l’atmosphère mystérieuse et prenante des galeries à 27 mètres sous terre.

Premier temps fort de ce nouveau parcours, la mise en route d’une batterie de filtres, véritables poumons d’acier du fort qui neutralisaient l’air extérieur en cas d’attaque par les gaz.

La visite se poursuit avec la présentation de l’usine, le cœur de l’ouvrage.
Dans la salle des machines le guide actionne le démarrage d’un des quatre moteurs diesel qui permettaient à l’époque de fournir l’énergie nécessaire au fonctionnement des tourelles, monte charge, locotracteurs et autres cuisinières. Le public se laisse surprendre par le vacarme et le mouvement régulier qui se dégage du jeu des pistons.

Après avoir fait un détour par la cellule haute tension ou aboutissait le câble électrique qui reliait le SIMSERHOF au réseau haute tension, le groupe se dirige vers le fond de la galerie principale en direction de l’atelier de réparation des locotracteurs.

A partir de là, il remonte la galerie pour découvrir progressivement tous les espaces de vie de l’équipage :

le foyer du soldat avec ses fresques tirées du dessin animé de Blanche Neige (une des particularités de l’ouvrage quasi unique sur toute la Ligne !),

une chambre de troupe : la caserne du SIMSERHOF disposait au total de 180 couchettes pour l’ensemble de l’équipage, ce qui signifie que les hommes se relayaient par quart dans les chambres.

Le visiteur, au contact de ces lieux (dont l’infirmerie) sera confronté au paradoxe qui caractérisait alors les aménagements réalisés : le contraste entre le luxe des installations et la promiscuité de la vie souterraine en garnison.

les cuisines : l’ordinaire était amélioré par la nourriture qui devait palier aux conséquences de la vie en milieu souterrain sur le moral des troupes. Les cuisines offrent ce spectacle saisissant de modernité  du matériel et de fonctionnalité des espaces. 

Le circuit autour du casernement et de l’usine électrique constitue ainsi une visite authentique qui complète harmonieusement le parcours spectacle.

Au total, ces deux parcours de visite qui n’en font qu’un, soit 2h30 à 3h00 de plaisir et d’émotions (en tenant compte des temps d’attente), offrent une visite que l’on peut programmer en famille sur une journée en disposant sur place de tous les services nécessaires (restauration rapide à la cafétéria, boutique souvenirs).

Pour améliorer le confort des visiteurs, le parking a bénéficié d’un important aménagement en 2005 grâce aux travaux réalisés par la Communauté de Communes de Bitche et Environs.

Depuis la réouverture en 2006, il est également possible de venir se garer sur un nouveau parking situé en bas du site à proximité du bâtiment d’accueil, en période de basse saison.